google.com, pub-7957174430108462, DIRECT, f08c47fec0942fa0 LE LIEN...d’amour. Festival de Ramatuelle
  • Bonfils Frédéric

LE LIEN...d’amour. Festival de Ramatuelle

Je viens de voir une pièce fantastique et pourtant cela va être mon premier coup de gueule de ce magnifique festival.

Je ne comprends pas pourquoi un si beau texte dit par de si bons comédiens n’a pas totalement rempli le théâtre de verdure.

Je pense qu’il y a plusieurs raisons à ça et je ne vais pas me faire que des amis.


Je suis tellement passionné et j’aime tellement le Festival de Ramatuelle que je me dois d’être honnête et franc.


Tout d’abord. Il y a un vrai manque de communication. Si je n'étais pas curieux et je ne m’étais pas un peu forcé, j’aurais certainement loupé cette pièce. Juste un petit conseil. Ne négligez pas les communicants que nous sommes même les plus petits comme moi. Nous avons un certain pouvoir d’influence non négligeable.

Combien de fois, on m’a passé un petit coup de fil pour m’inciter à voir une pièce afin d’en parler (librement) et combien de fois on m’a félicité d’avoir aidé au remplissage d’une salle.

C’est dommage que vous ne vous serviez pas plus de nous au festival de Ramatuelle.


Ensuite. Mais c'est quoi ce décor !

Je n’ai pas besoin de décor monumental mais juste d’esthétisme.

On a posé sur scène quelques plantes (très jolies au demeurant) mais un décor, c’est un écrin.

Truffaut disait. « Il faut toujours que chaque plan signifie quelque chose ». C’est la même chose pour un décor de théâtre.

Ce décor ne sert à rien.

Il y a juste Pierre Palmade qui est venu caresser une plante quelques secondes. Elle devait se sentir bien esseulée, la pauvre.


Je ne parle pas de la lumière. Ce spectacle était vraiment mal éclairé. Seule la table était « en lumière ». Pierre Palmade, à nouveau, qui faisait son possible pour meubler l’espace était la plupart du temps pratiquement dans l'obscurité et toujours éclairée de haut, ce qui n’est vraiment pas flatteur.


Enfin la mise en scène. Panchika Vêlez, vous êtes immense. Je vous adore.

J'ai tellement aimé votre mise en scène et votre direction d’acteurs dans « Qui a peur de Virginia Wolf ? ».

C’était sublime. Un véritable coup de cœur et j’en ai fais un très long article.


Là, je ne comprends pas.

Pourquoi je ne retrouve pas vos nuances, vos exagérations et vos déplacements ?

Vous savez si bien mettre en situation les cris et la vulgarité. Pourquoi ce soir, c'était si… je n’ose même pas dire le mot.

Le fils pouvait vraiment péter les plombs. C’est viscéral ce qu’il vit.

Pourquoi ne pas avoir poussé en ce sens ?

Pourquoi les comédiens ont-ils l’air perdu dans l’espace ?

Et puis je n’ai pas du tout aimé la fin quand la mère vient enlacer son fils. Dans ce type de relation et je connais bien le sujet, il y a, en général, une incapacité totale à se toucher.

C’est vraiment, à mes yeux, une grosse erreur dramaturgique. Il aurait été bien plus fort de les voir assis côte à côte sur cet horrible banc.


Peut-être que ce n’est rien tout cela et pourtant c’est si important.

Ce spectacle n’était pas abouti et c’est bien dommage. Il n'était pas assez bien emballé. J’aurais tant aimé comprendre. J’aurais tant aimé que vous m’expliquiez votre travail, votre réflexion et apprendre pourquoi j’ai tort.

Maintenant que j’ai lâché ce que j’avais sur le cœur, je vais vous dire tout ce que j'ai aimé.


Le texte de François Begaudeau. Vous qui nous avez offert de pures merveilles avec notamment « entre les murs », « mektoub my Love ».

Vous qui savez si bien dépeindre les sentiments vrais, simples et ordinaires, vous nous avez livré un texte parfaitement juste et magnifique, efficace et bouleversant. Un coup-de-poing dans notre cœur.

Le titre s’appelle le lien. J’aurais dit l’Amour parce que cette pièce parle tout simplement d’amour. Compliqué, torturé, mais si intense.

Il y a dans cette pièce des répliques totalement cultes.

Madame Catherine Hiegel. Quelle leçon de théâtre ! Vous êtes sublime. Votre monologue du début est tout simplement extraordinaire. Par le texte, mais je l’ai déjà dit, mais surtout par votre interprétation. J’ai bu vos paroles. Je vous ai regardé avec une attention sans faille. Depuis le bout de vos orteils jusqu’au bout de vos mains. Tout est juste et parfait. Le ton, le rythme, les expressions du visage.

Vous êtes un diamant. Une pierre précieuse. Je vous ai déjà vu tant de fois.

Je vous aime tout simplement. Je vous le dis comme ça. Abruptement.

Je reverrais, si j’osais, vous prendre dans mes bras et vous embrasser.

Quel bonheur de vous voir interpréter ce rôle magnifique.

Monsieur Pierre Palmade. J’ai envie de vous faire une déclaration.

Je vous ai tant aimé. Vous avez été certainement mon premier éclat de rire théâtral, il y a, à peu près 25 ans.

Je pense que c’était au palais des Glaces à Paris.

Je me vois encore mourir de rire en vous découvrant lors de votre premier one man show.

J’avais des dizaines de questions à vous poser, car vous avez été pour moi un véritable électrochoc. Je rêvais d’être là, à votre place, comme vous en avez eu l’envie (vous l’avez dit souvent) avec Sylvie Jolie, Muriel Robin.

Je vous ai suivi, croisé, rencontré dans certains bars et puis les années passant, je vous ai un peu perdu de vue. Progressivement. sans même m’en rendre compte. J’ai accouru au théâtre du Rond-Point voir votre dernier one man show et je vous avoue que j'ai été une peu déçu (j’ai honte de dire ça, car j’ai une immense tendresse pour vous).

Ce soir, j’ai l’impression de vous avoir retrouvé. Enfin !

J'ai adoré votre interprétation même si j’aurais eu envie d’un peu plus de nuances et de désarroi, car vous criez votre amour.

J’aurais aimé voir un petit pétage de plomb, mais vos mots sont si justes que l’on dirait qu’ils ont été écrit par vous. Vous nous avez montré, ce soir, votre talent de comédien et cela fait un bien fou.

Madame Marie-Christine Danede. Votre rôle est tout petit mais très important. Vous passez parfaitement la soupe…La tarte au citron. Pardon.

Ce soir je pense que je me suis grillé définitivement avec le Festival de Ramatuelle et ce serait bien triste. Je dois être honnête et libre. Je transmets mon avis avec mon cœur, mais ce n’est que mon avis. Je me sens un peu triste que cette salle ne fut pas plus remplie.


Mais pour vous trois, divins comédiens, encore bravo !

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