google.com, pub-7957174430108462, DIRECT, f08c47fec0942fa0 Le gorille d’après Franz Kafka. Théâtre le lucernaire

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  • Bonfils Frédéric

Le gorille d’après Franz Kafka. Théâtre le lucernaire

Mis à jour : 28 sept 2019

Le gorille, cette pièce écrite d’après certaines nouvelles et textes de jeunesse de Franz Kafka reprend bien tous les codes kafkaïens.

Cet auteur brillant, sombre, malade et torturé qui disait « Un livre doit être la hache qui fend la mer gelée en nous » a aujourd’hui l’honneur d’un adjectif, kafkaïen qui rappelle l'atmosphère absurde et oppressante des romans de Kafka. Absurde certainement, oppressant pas toujours.

J’ai tenu à parler de ceci car Alejandro Jodorowsky a su dépeindre parfaitement cet esprit kafkaïen et quoi de mieux que de faire venir un singe « savant » dans une académie qu’on imagine composée d’hommes de lettres dont Darwin afin de lui remettre un prix honorifique en contrepartie d’un discours.

Voilà l’univers surréaliste dans lequel nous plonge Alejandro Jodorowsky et Brontis Jodorowsky pendant 1h30 environ.


Tout ce qu’on y entend est si puissant, si fort, instructif et émouvant.

Au tout début, j’ai eu la sensation de voir un film muet de Charlie Chaplin. C’est une sensation, je ne me l’explique pas. Est-ce le jeu très corporel qui mélange la clownerie, le mine, l’émotion et la poésie brute ?

En tout cas, c’est mon ressenti.


Cette pièce incroyable nous permet, sous le regard imposant de ses hommes savants, de voyager dans l’espace et dans le temps. Mon imaginaire a été aussi stimulé que lorsque je lis un livre. C’est la force absolue et implacable de cette pièce et de ce sublime comédien Brontis Jodorowsky.

Son jeu est précis et nuancé. Chaque geste, chaque posture a été étudié et un peu comme dans le Kabuki, on est presque dans une danse rituelle faite et refaite des centaines de fois pour atteindre une forme de perfection.


Lorsque j’ai rencontré Brontis Jodorowsky. Je lui ai parlé de génie. Il s’en défend, bien sûr, mais je le pense vraiment et sans détour.


Cette pièce est une œuvre poétique, politique, drôle car si la revendication est là, constamment jusqu'à exploser littéralement à la fin, l’émotion, la dérision et l’humour sont présents tout le temps.

Qui est l’homme, qui est l'animal, qui est le barbare et l’intelligent et en quoi devenir humain serait l’absolue panacée ?

Cette pièce aborde tous ces sujets.


J’ai noté quelques répliques, à la volée, qui m’ont particulièrement touché.

« Qui êtes-vous pour me récompenser. Vivre ainsi n’a aucun sens. Avant manger un fruit me suffisait. Moi, j'étais quelqu'un du ciel et un fragment de terre. Je veux retourner. Oublier vos visages aussi simiesques que le mien. Votre appétit pour les honneurs. Oublier cette chose sauvage que vous appelez éducation. Je veux retourner ».


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